Aller au contenu
Duel 2027

Duel du jour · 2 novembre 2026 · Éducation

Après les blocages de lycées, plus de moyens pour l'école ou moins de fonctionnaires ?

Lundi 2 novembre, jour de la rentrée de la Toussaint, 41 lycées sur environ 3 700 étaient bloqués selon le ministère de l'Éducation nationale. Le gouvernement a annoncé l'annulation des suppressions de postes prévues et 28 élèves au plus par classe de seconde. Faut-il réduire la taille des classes, ou le nombre de fonctionnaires ?

Les deux propositions, sans leur nom

  1. Supprimer environ 250 000 postes de fonctionnaires en cinq ans en ne remplaçant pas un départ à la retraite sur trois.
  2. Ramener les classes du primaire à 19 élèves d'ici 2032, et à 12 élèves dans l'éducation prioritaire.

Faire le duel du jour

Ce qui fait l'actualité

Lundi 2 novembre 2026, jour de la rentrée de la Toussaint, 41 lycées sur environ 3 700 étaient bloqués dans la matinée, selon le ministère de l'Éducation nationale cité par Public Sénat. Aucune perturbation n'était signalée dans 75 % des départements. Selon l'AFP, citée par LCP, 7 des quelque 75 lycées de Marseille étaient bloqués lundi matin.

Sur France Inter, le ministre de l'Éducation nationale a évoqué « quelques lycées perturbés » et un mouvement « assez résiduel », selon LCP. Il juge l'année scolaire « en risque » et rappelle que les blocages sont illégaux, même quand ils défendent des revendications légitimes. Selon Public Sénat, plusieurs centaines de milliers de candidats au bac n'ont pas eu cours pendant 4 ou 5 semaines, et la « priorité absolue » du ministre est que les élèves retournent en cours.

Des lycéens jugent insuffisantes les réponses du gouvernement ; « La colère continue », selon une organisation étudiante d'Île-de-France citée par Public Sénat. Une manifestation est prévue mardi à Paris, et des manifestations contre la vie chère jeudi 5 novembre, à l'appel des syndicats. Le Premier ministre se dit prêt à recevoir de nouveau les lycéens la semaine suivante.

La question posée

Selon Public Sénat, le gouvernement a annoncé la semaine précédente plusieurs mesures : le remplacement progressif de Parcoursup d'ici 2028, l'annulation des suppressions de postes prévues dans l'Éducation nationale, 500 postes supplémentaires, 28 élèves au plus par classe de seconde et 15 000 places supplémentaires dans le supérieur. LCP mentionne aussi des travaux d'entretien promis « dans les prochains jours » dans environ 200 lycées.

Ces annonces portent sur le nombre de postes et sur la taille des classes. La question est la suivante : faut-il réduire le nombre de fonctionnaires, ou réduire le nombre d'élèves par classe ?

Deux réponses

La proposition A consiste à supprimer environ 250 000 postes de fonctionnaires en cinq ans, en ne remplaçant pas un départ à la retraite sur trois. L'argent magique n'existerait pas ; le déficit devrait passer nettement sous le seuil de 3 %, pour atteindre 2 % en fin de mandat.

La proposition B consiste à ramener les classes du primaire à 19 élèves d'ici 2032, et à 12 dans l'éducation prioritaire. La baisse du nombre d'enfants permettrait des classes moins chargées et un apprentissage plus serein ; les classes seraient surchargées et les enseignants trop peu nombreux.

Ce qu'il faut savoir pour trancher

Sur le nombre de postes, le gouvernement a annoncé l'annulation des suppressions de postes prévues dans l'Éducation nationale et 500 postes supplémentaires, selon Public Sénat ; LCP parle de l'annulation des suppressions de postes d'enseignants prévues. La proposition A vise l'ensemble des fonctionnaires, à raison d'un départ à la retraite sur trois non remplacé ; elle ne précise pas si l'Éducation nationale est concernée.

Sur la taille des classes, le gouvernement a annoncé 28 élèves au plus par classe de seconde, selon Public Sénat et LCP. La proposition B porte sur les classes de l'école primaire, avec une cible de 19 élèves d'ici 2032 et de 12 élèves dans l'éducation prioritaire ; elle ne porte pas sur le lycée, où ont lieu les blocages.

Les deux propositions ne répondent donc pas au même niveau. La proposition A porte sur le nombre total de postes de fonctionnaires sur cinq ans. La proposition B porte sur le nombre d'élèves par classe dans le primaire.

Sources de l’actualité